Le Conseil du Mois VÉLO

CONSEIL DU MOIS :
opter pour le « vélotaf »

Aujourd’hui, le cycliste utilise son vélo pour ses loisirs, ses vacances, pour faire ses courses et même pour aller travailler.
Si le vélo utilitaire gagne du terrain depuis quelques années, la crise sanitaire et le confinement auront indéniablement enfoncé le clou.
Le vélo trouve de plus en plus de place dans le paysage urbain, de nombreux usagers enfourchent leur vélo pour se rendre à leur travail.

Pour les apprentis « vélotaffeurs » qui souhaitent se lancer, voici quelques conseils pour démarrer dans les meilleures conditions :

  • Evaluer la distance : il est important de vérifier la distance qui sépare le domicile du travailleur de son lieu de travail, principalement pour les néo-cyclistes. Le vélo est idéalement utilisé lorsque le lieu de travail se trouve jusqu’à environ 4 km du domicile, mais pourquoi pas au-delà.
  • Choisir le vélo adapté : le choix de son vélo est primordial et ne doit pas être fait à la légère. Comme dans la plupart des domaines, un mauvais choix et/ou l’utilisation d’un vieux vélo mal entretenu peuvent rapidement démoraliser un néo-cycliste. Un vélo léger et légèrement sportif, tout en restant urbain, semble plus approprié en cas de forts dénivelés durant le trajet. En revanche, si le trajet est plutôt plat, un vélo classique fera très bien l’affaire. Pour les longues distances avoisinant les 10 à 20 km, le vélo à assistance électrique, est le plus adapté pour atténuer l’effort physique.
  • En soi, aucun vélo n’est contre-indiqué pour la pratique du « vélotaf », en revanche, l’entretien du vélo est indispensable pour sa sécurité ainsi que pour la longévité/durabilité du matériel. N’oubliez pas que si vous adoptez la « vélotaf’attitude», votre vélo va devenir votre véhicule privilégié. Autant en prendre soin.
  • Privilégier la sécurité : hormis le respect du Code de la Route qui s’applique aux cyclistes, la sécurité à vélo passe également par la préparation de son trajet, l’amélioration de sa visibilité pour les autres usagers (un éclairage performant avant et arrière), et l’équipement du vélo avec de bons freins. Il est également recommandé le port d’un casque. De plus en plus de modèles « urbains » sont disponibles sur le marché.
  • Confronter les éléments météorologiques : la problématique commune de tous les usagers ou vélotaffeurs sont les conditions climatiques. Si la pluie peut décourager bon nombre de personne, il faut toujours avoir un pantalon de pluie dans son sac (les jambes et les genoux prennent particulièrement l’eau sous la pluie) ainsi qu’un imperméable. Un trajet sous la pluie avec les bons équipements est soutenable même s’il n’est pas aussi agréable qu’en journée ensoleillée. Il faut privilégier des modèles techniques et respirants, pour éviter une forte transpiration lors de l’arrivée au bureau. Concernant son matériel, il faut opter pour un vélo qui est déjà équipé des composants appropriés : garde-boues, carter de chaîne (protection couverte), freins rollerbrakes (plus efficaces sous la pluie que des freins classiques). La grande différence entre un vélo de ville et un vélo loisir réside dans ces équipements qui permettent de continuer le vélo sous la pluie en restant propre, même avec sa tenue de travail.

Les équipements utiles pour se rendre au travail à vélo :

  • le casque pour protéger sa tête en cas de collision et de chute,
  • la sacoche et le panier vélo sont très utiles pour transporter des documents et son ordinateur,
  • le clignotant vélo, un accessoire sécurité indispensable pour rendre visible les changements de direction sur la route,
  • la sonnette qui permet de signaler sa présence en cas de danger immédiat,
  • le rétroviseur vélo confère un réel plus à la conduite en apportant une vision sur ce qui se passe derrière son vélo,
  • un antivol en U fixe ou pliable pour assurer une protection lors du stationnement du vélo.

ACTU VELO :

Les projets et débats liés à la mobilité durable n’ont sans doute jamais été aussi nombreux qu’en cette période de crise sanitaire.
Zoom sur certaines grandes villes françaises qui avancent sur cette question.

Pour découvrir le monde du vélotaf, un excellent livre regorge de conseils : Vélotaf – Mode d’emploi du vélo au quotidien – de Jérôme SORREL – Editions Alternatives.

CONSEIL DU MOIS :
cohabiter avec les autres usagers

Le piéton est l’usager de la rue le plus vulnérable.

Vélos et piétons :

Il arrive que les cyclistes et les piétons partagent le même espace.
Plusieurs préconisations doivent être respectées :

  • le cycliste doit toujours respecter les piétons et ne jamais rouler sur les trottoirs (sauf s’il s’agit d’un enfant de moins de 8 ans),
  • dans certaines zones, l’espace vélo et l’espace piéton peuvent être bien délimités, ce qui ne doit pas empêcher d’être prudent. Si aucun espace n’est matérialisé, le cycliste doit limiter sa vitesse,
  • il existe des traversées cyclables contiguës aux passages piétons : le cycliste doit alors respecter le feu piéton. En cas de franchissement au feu rouge piéton, l’amende est équivalente au non-respect d’un feu rouge motorisé : 4ème classe, soit 135€,
  • quand un cycliste arrive derrière un piéton qui lui tourne le dos, il faut penser à faire usage de sa sonnette (ou de sa voix) suffisamment tôt afin qu’il se range, rattrape son enfant ou son animal de compagnie. Le cycliste doit manifester franchement son intention de dépasser le piéton, le plus souvent par la gauche. Dans tous les cas, il faut tenir compte du fait que sa mobilité peut être réduite par une valise, une poussette, un chariot, etc.,
  • le cycliste doit circuler sans raser les façades pour ne pas heurter ou effrayer un piéton qui sort d’un immeuble,
  • les cyclistes sont invités à circuler sur les aires piétonnes. Toutefois, il doit faire preuve de prudence et de civilité. Il est conseillé au cycliste de mettre pied à terre ou à rouler à l’allure du pas (6 km/h en France). Une allure trop rapide pourrait effrayer les piétons, notamment les jeunes enfants ou les personnes âgées. Quand le cycliste va dans le même sens que le piéton, un léger coup de sonnette ou un « pardon » gentiment déclamé seront appréciés.
Vélos et poids lourds :

Les conducteurs de bus et de camions ne voient pas certaines parties de la route situées autour de leur véhicule.
Quelques pièges sont à éviter :

  • le cycliste doit éviter les angles morts d’un véhicule : il s’agit de la partie que le conducteur ne voit pas dans ses rétroviseurs. Lorsqu’il tourne à gauche ou à droite, le bus ou le camion a besoin d’un espace supérieur à sa largeur.
  • le cycliste doit garder le contact visuel avec le conducteur,
  • il ne doit jamais s’arrêter sous les rétroviseurs ni à leur hauteur,
  • il ne doit jamais dépasser un camion par la droite,
  • il ne doit pas chercher à dépasser un bus ou un camion qui manœuvre, ni par la gauche, ni par la droite,
  • avant un arrêt de bus, le cycliste doit vérifier s’il n’est pas suivi par un bus. A proximité d’un arrêt, un bus ne peut pas dépasser un cycliste sous peine de le coincer contre le trottoir. Dans ce cas, pour ne pas inciter le bus à doubler un vélo, le cycliste doit s’éloigner légèrement de la bordure du trottoir et si possible, augmenter sa vitesse. Si un bus marque son intention de s’arrêter, le cycliste doit anticiper son dépassement,
  • il est très dangereux pour un cycliste de se retrouver coincé entre une voiture à gauche et un bus à droite. La plupart des villes ont donc décidé d’autoriser les cyclistes à rouler dans les couloirs de bus. Dans ces couloirs, les cyclistes doivent continuer à rouler à droite,
  • de manière générale, la majorité des voies de tramway est interdite aux autres véhicules, y compris aux vélos (risque de chute à cause des rails).
Vélos, voitures et deux-roues motorisés :

Se déplacer à vélo en toute sécurité implique un meilleur respect des aménagements cyclables par les autres usagers.
Voici quelques conseils à destination des automobilistes et des conducteurs de deux-roues motorisés :

  • les bandes, les pistes cyclables, les sas cyclables ainsi que les rues piétonnes sont strictement interdites aux deux-roues motorisés. Les vélos à assistance électriques y sont autorisés si leur puissance est conforme, c’est-à-dire inférieure à 250 W,
  • un automobiliste ne doit pas doubler un cycliste en force ou en lui mettant une certaine pression (notamment en klaxonnant). Lors d’un dépassement, l’automobiliste doit respecter une distance d’1 mètre en ville et d’1,5 mètre hors agglomération.
    Depuis le 2 juillet 2015, l’automobiliste peut chevaucher une ligne continue de séparation des voies pour le dépassement d’un cycliste si la visibilité est suffisante,
  • à l’approche d’un croisement, l’automobiliste doit se montrer très attentif s’il coupe un aménagement cyclable (d’autant plus que le cycliste peut avoir la priorité),
  • pour tourner à droite, l’automobiliste doit être prudent et ne pas se rabattre brusquement devant un cycliste : il suffit simplement de rester derrière lui,
  • une fois sa voiture stationnée, avant d’ouvrir sa portière, le conducteur et ses passagers doivent prendre le temps de vérifier qu’aucun cycliste n’arrive par l’avant ou par l’arrière : le cycliste prend peu de place et peut se retrouver facilement dans l’angle mort du véhicule,
  • l’arrêt ou le stationnement d’un véhicule motorisé sur les passages réservés aux piétons, sur les trottoirs, sur les voies vertes, sur les bandes et pistes cyclables est interdit et passible d’une contravention d’un montant de 135 €.

ACTU VÉLO :

Si la loi d’orientation des mobilités (LOM) a été adoptée en novembre 2019, puis promulguée fin décembre, elle demeure parfois bien floue.
Récapitulatif des principaux points à éclaircir pour le secteur :
https://www.journaldunet.com/economie/transport/1488965-loi-mobilites-lom-decrets-ordonnances/

 

CONSEIL DU MOIS :
circuler en vélo en toute sécurité

Le Code de la Route s’applique de la même manière à tous les usagers.
Afin de garantir la sécurité de chacun, les cyclistes doivent respecter un certain nombre de règles, en ville ou hors agglomération, de jour comme de nuit.

Pour rappel, il est conseillé au cycliste de se rendre visible en toutes circonstances afin de réduire les risques d’accidents.

Les règles pour rouler à vélo EN VILLE :
  • Il est interdit de circuler avec un téléphone dans la main ou avec tout autre dispositif susceptible d’émettre du son (oreillettes, casques de musiques…) ;
  • En ville, les cyclistes doivent emprunter les aménagements cyclables (pistes ou bandes cyclables, etc.) qui leur sont dédiés et circuler du côté droit lorsqu’ils sont face à la route. Si la chaussée est bordée de chaque côté par l’une de ces voies réservées, les utilisateurs doivent emprunter celle ouverte à droite de la route, dans le sens de la circulation, et respecter les feux de signalisations réglant la traversée des routes ;
  • Seuls les enfants de moins de 8 ans sont autorisés à emprunter les trottoirs avec leur vélo, à condition de rouler à une allure raisonnable et de ne pas gêner les piétons ;
  • Les cyclistes sont autorisés à rouler sur les voies vertes, les zones de rencontres ou les zones 30, sauf dispositions contraires pouvant être prises par les autorités ;
  • Les vélos doivent être stationnés aux emplacements indiqués ;
  • Il est fortement conseillé pour le cycliste de porter un casque et que le vélo soit muni de dispositifs réfléchissants pour rouler de manière sécuritaire.
Les règles pour rouler à vélo HORS AGGLOMÉRATION :
  • Ne pas rouler trop près de l’accotement, pour éviter les ornières ou gravillons ;
  • Dans les virages, il faut serrer au maximum à droite car les voitures ne vous voient qu’au dernier moment ;
  • Il faut être particulièrement prudent lors du passage d’un camion : l’appel d’air risque de déséquilibrer le cycliste ;
  • Lorsque des cyclistes circulent en groupe, ils peuvent rouler à 2 de front ou en file indienne. La nuit, en cas de dépassement par un véhicule ou lorsque les circonstances l’exigent (chaussée étroite, etc.), il faut systématiquement se placer en file indienne ;
  • Il est préconisé de scinder un groupe lorsque le nombre d’usagers est trop élevé (10 cyclistes et plus) ;
  • Le port d’un gilet rétro-réfléchissant certifié est obligatoire pour tout cycliste et son éventuel passager, circulant hors agglomération la nuit, ou lorsque la visibilité est insuffisante.

Les panneaux de signalisation qu’il faut connaître en tant qu’usager du vélo

Le Conseil du Mois VÉLO

Pour une mise en pratique en image : https://www.youtube.com/watch?v=w9KPvnl5row

Lien complémentaire : https://www.securite-routiere.gouv.fr/reglementation-liee-aux-modes-de-deplacements/velo/equipements-obligatoires-velo

ACTU VÉLO :

Le vélo est au cœur du débat des municipales à Paris. Plusieurs candidats ont fait part de leur volonté d’agir en faveur de cette mobilité douce et respectueuse de l’environnement :
https://www.cnews.fr/france/2020-01-27/paris-le-velo-peut-il-faire-basculer-la-campagne-921344

 

CONSEIL DU MOIS :
vérifier son vélo avant de prendre la route

Vérifier son vélo est indispensable pour assurer sa sécurité et son confort. Il ne s’agit pas de faire une révision générale et complète de sa bicyclette mais de contrôler certains points avant de partir à l’aventure.

  • Vérifier les freins :
    • les câbles de frein ne doivent pas être effilochés, les gaines ne doivent pas être tordues. Un câble abîmé est à remplacer pour plus de sécurité,
    • vérifier l’usure des patins avant d’endommager la jante et contrôler s’ils sont bien centrés et qu’ils ne touchent pas la roue hors freinage,
    • après ces vérifications, tester ses freins.
  • Vérifier la transmission :
    • contrôler l’état du câble et de la gaine comme pour les freins,
    • pour assurer le bon fonctionnement de sa transmission, il faut procéder au nettoyage de son dérailleur et de la chaîne, qui généralement accumulent de la saleté,
    • la chaîne doit toujours être lubrifiée (quelques gouttes suffisent, mais régulièrement) pour prolonger sa durée de vie, mais également pour transmettre toute la puissance lors du pédalage. Dans le même temps, vérifier si la chaîne n’est pas trop lâche,
    • enfin, vérifier le passage de vitesses et si la rotation des pédales s’effectue sans forcer (craquements, sauts de chaîne, vitesses qui ne passent pas, …).
  • Contrôler ses pneus :
    • vérifier la pression de ses pneus en les regonflant une fois par mois pour éviter toutes sortes de crevaison. Si possible, privilégier une pompe à pied et doser la pression en fonction des caractéristiques de pression indiquées sur le flanc du pneu,
    • s’assurer que les pneus ne soient pas trop usés : les flancs doivent être en bon état, sans fissures et sans craquelures. Si besoin, il faudra remplacer son pneu.
  • Inspecter ses roues :
    • le voilage d’une roue est une déformation horizontale de la jante, alors que le saut est une déformation verticale. Faire tourner la roue et vérifier l’alignement des patins par rapport à la jante. Si la jante est déformée il faudra la dévoiler,
    • effectuer un contrôle de la jante : pas de rayons cassés, pas de fissures, pas d’impacts, tension correcte des rayons,
    • enfin, vérifier le bon serrage des roues.
  • Vérifier si la selle est bien réglée pour rouler dans des conditions optimales : lorsque la pédale est au point le plus bas, votre jambe doit être légèrement tendue avec le maintien du talon à plat sur la pédale.
  • Testez son éclairage pour les déplacements nocturnes, en vérifiant que les feux avant et arrière fonctionnent et que les catadioptres sont présents sur son vélo.

Les équipements obligatoires pour se déplacer à vélo :

Le Conseil du Mois VÉLO

En cas de matériel cassé ou dangereusement abîmé, un changement de pièces s’impose : il faudra donc procéder à une réparation de son vélo.
Pour une mise en pratique en image : https://www.youtube.com/watch?v=NeZoHtaemyY

ACTU VÉLO :

Faute de trains, le vélo s’impose comme l’alternative préférée des citadins. Une petite révolution qui laissera des traces :
https://www.lefigaro.fr/international/et-la-greve-revela-le-velo-a-la-ville-20191222

 

CONSEIL DU MOIS :
entretenir son vélo à assistance électrique (VAE)

Comme un vélo classique, un vélo à assistance électrique (VAE) a besoin d’être entretenu régulièrement. Cet entretien est nécessaire afin de s’assurer de son bon fonctionnement.
Quelques conseils sont à préconiser :

  • vérifier le serrage du moteur, qu’il soit dans la roue ou dans le pédalier, à chaque révision,
  • préserver la batterie de son vélo à assistance électrique : si une batterie n’est pas utilisée durant quelques temps, il est conseillé de l’enlever du vélo et de la stocker dans une pièce à l’abri de la lumière, à une température restant aux alentours de 20°. Enfin, si une batterie de vélo à assistance électrique subit un choc important, elle peut ne pas se rallumer. Dans ce cas, un diagnostic auprès du fabricant est à effectuer,
  • huiler la chaîne,
  • vérifier le fonctionnement des freins : tension, usure, sifflements qui doivent alerter,
  • contrôler la pression des pneus : vérifier la plage de pression sur le flanc du pneu,
  • vérifier l’état extérieur des pneus,
  • s’assurer du bon serrage des roues, du guidon et de la potence.

Enfin, comme tout véhicule, il est conseillé de nettoyer de temps en temps son vélo électrique.
Pour une mise en pratique en image : https://www.youtube.com/watch?v=zv2Lx8mj0so

ACTU VÉLO :

Après un ultime vote de l’Assemblée Nationale, le projet de loi d’Orientation des Mobilités (LOM) a été approuvé le mardi 19 novembre 2019. La promulgation de la loi devrait intervenir à courte échéance :
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/loi-mobilites-ce-qui-change-apres-son-adoption-par-le-parlement-20191119